L’échantillonnage en astronomie

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Version écrite!

On ne peut pas commencer cette page sans parler de la définition même de ce qu’est l’échantillonnage en astronomie.
L’échantillonnage est la portion de ciel qui est compris sur un seul pixel d’un capteur quand il est couplé à un instrument.

Cependant dites vous bien que ce n’est pas parce que l’on vous dit tel ou tel chose que vous aller améliorer vos photos ça ne donne qu’une base de travail.

Nous nous retrouvons plutôt contraint par divers éléments comme le budget ou l’impossibilité d’avoir des caméras ou instrument ayant la taille que l’on souhaite.

La valeur d’échantillonnage idéale que nous allons voir a été déterminé par des essais et des observations et
non par des calculs scientifiques qui nous aurait donné un résultat précis.
Donc on ne fait que reprendre les chiffres d’autre personnes qui nous disent qu’ils ont eu les meilleurs résultat avec tel ou tel valeur.

L’échantillonnage

Parlons tout de suite de la formule principale qui détermine l’échantillonnage avec une caméra et un télescope donné.

Echantillonnage = 206 x taille du pixel / Focale

L’échantillonnage: « d’arc / Pixel
Taille du pixel: µm
Focale de l’instrument: mm

L’arc seconde (« d’arc) étant une valeur de d’angle. Nous observons une voute céleste circulaire donc nous exprimons les distances en degré, minute et seconde ou:

1°= 60′ (1 degré = 60 minute)
1′ = 60″ (1 minute = 60s)

Prenons un exemple celui de mon matériel ciel profond:
Ma caméra est une ATIK 460 avec des pixel de 4.54 µm
Mon télescope est un newton qui a une focale de 800 mm

206 x 4.54 /800 = 1.17 « /pixel

Pouvoir séparateur

Parlons maintenant théorie en supposant que le ciel est totalement transparent et stable
Chaque instrument à ce qu’on appelle un pouvoir séparateur qui correspond à sa résolution maximal, sa capacité a séparer les fin détails.
Cette valeur est aussi exprimé en « arc.
Il ne peut donc pas séparer de détails plus petits.

Son calcul s’obtient avec la formule suivante:

Ps = 120/diamètre

Qui est une formule simplifiée car le vrais calcul dépend de la longueur d’onde de la lumière mais nous nous allons utiliser la formule simplifié qui correspond a une longueur d’onde moyenne de 120 nM

Reprenons mon télescope on obtient donc:

Ps= 120/200 = 0.6  » d’arc

Mon télescope est donc capable de séparer des détails fin de 0.6″ d’arc.

L’échantillonnage idéal

Toujours en théorie si je fait en sorte d’avoir un échantillonnage avec ma caméra qui est égale au pouvoir séparateur de mon instrument, dans notre exemple 0.6 je suis sensé être au meilleur des capacités de mon système??


Et bien non car ça voudrai dire que si j’observe une étoile qui fait 0.6″ d’arc et bien elle prendrait un seul pixel de ma caméra et serait donc carré sur ma photo.

Nous considérons donc:

Echantillonnage idéal = Ps / 2

Dans notre exemple cela fait:

0.6 / 2 = 0.3″/pixel

Pouvoir séparateur Vs SEEING

Bon tout ça c’est bien jolie mais ce n’est que la théorie en réalité le facteur qui prime avant tout, c’est les conditions de prises de vue, entre autre la turbulence atmosphérique appelé aussi le seeing exprimé en  » arc.

Dans le cas ou le SEEING est supérieur à la résolution de l’instrument alors se sera lui qu’il faudra prendre en compte et c’est vrais dans la majeur partie des cas.

En France nous considérons que le seeing est généralement compris entre 1″ et 3″ de ce fait, et là je parle en Ciel profond, il ne sert a rien d’avoir un échantillonnage trop petit sous l  » arc car en longues pose nous seront obligatoirement limité par cette turbulence,

En gros un échantillonnage de 1.5 à 2″ me paraît cohérent car il faut aussi prendre en compte un facteur essentielle:

La capacité de suivit de la monture


Celle-ci doit absolument être inférieur à l’échantillonnage de votre imageur sous peine de se voir sur vos photo.
faite très attention à ça!


Parlons maintenant Planétaire car là c’est différent.

En planétaire nous travaillons a forte focale et normalement a forte cadence d’image.
Nous arrivons plus facilement à passer au travers des période de forte amplitude de turbulence.
Ainsi nous allons plutôt rechercher l’échantillonnage idéal calculer précédemment.

On aurait tendance a vouloir sur-échantillonné pour capturer le maximum de détails au cas ou la turbulence s’arrête subitement.
En bien ce n’est pas forcément une bonne idée car ça veux dire avoir de très petit pixel moins sensible ou alors augmenter la focale de l’instrument.
Ce qui se traduit dans les 2 cas par une augmentation du temps de pose unitaire de nos images.
Au risque de se retrouver avec une amplitude de turbulence plus élevée.

Etre sous-échantillonné au contraire nous ferait perdre la possibilité d’avoir de fin détails dans nos objets pris en photo.

Il n’y a hélas pas de secret il faut tester pour déterminer la meilleur combinaison d’instrument imageur en fonction de votre site et seul l’expérience vous le dira.

Tous ces calculs vous donnes déjà une base de travail

Autres utilisations

Une autre application de l’échantillonnage très utile est le calcul de champ apparent d’un couple instrument / caméra qui permet de déterminer si un objet entre ou pas dans la totalité du capteur.

Pour se faire c’est très simple vous prenez votre échantillonnage par exemple 1.17 en degré cela fait:

1.17/3600 = 0,000325

3600 car 1 ° = 3600 « 

Que vous multipliez par le nombre de pixel en horizontal et en vertical.
Dans mon cas:

horizontal: 2750 x 0.000325 = 0.89 °
Verticale: 2200 x 0.000325 = 0.715°


Ce qui donne un champ apparent de 0.89° x 0.715° pour comparaison la lune fait 0.5 ° apparent

Bien entendu beaucoup de logiciel font ce calcul et vous donne directement un aperçu du champ apparent sur une carte du ciel comme sur cette exemple avec Prism 10

Concernant les logiciels de guidage il est aussi très important de remplir les champs correspondant à la taille des pixels de la caméra de guidage ainsi que la focale de l’instrument autoguideur.


Il pourra ainsi vous présenter l’erreur de suivi en  » d’arc, qui comme je vous l’ai dit doit être inférieur à l’échantillonnage de votre système imageur principale.

Pour résumer un peu tout ça:


En ciel profond essayer de rester dans un échantillonnage de 1.5 à 2.5 ou alors restez au dessus de la capacité de guidage de votre monture en gardant une petite marge.


En planétaire visez plutôt un échantillonnage = à la moitié du pouvoir séparateur de l’instrument en préfèrentt une valeur légèrement supérieur si vous n’avez pas le choix, les valeurs inférieurs pouvant provoquer plus de souci qu’autre choses à moins d’être dans une région ou la turbulence est plus que raisonnable!

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