Le rover « Esperance »

Le rover Esperance, à la recherche d’autres vies.

De nombreuses sondes ont déjà été envoyés vers le système martien pour mieux connaitre cette planète rocheuse pleine de mystères, mais celles-ci n’ont faites parts d’aucunes découvertes qui nous soulageraient de notre profonde solitude dans cette univers. La sonde « Mars 2020 », organisée depuis un département de la NASA, a pour but d’envoyer l’astromobile « Esperance » directement sur la planète rouge afin de rechercher activement toute trace de vie extraterrestre. Le lancement est prévu pour Juillet 2020 et pourra être suivi à l’écran par tout et chacun, mais avant cela, voyons le planning de la mission , comment fonctionne cet engin et quel rôle lui confie-t-on.


Déroulement de la mission

Une tel mission, qui vise à explorer une autre planète, ne se fait pas à n’importe quel moment. En effet, il y a certaine période qui sont largement plus favorables au lancement que d’autres en raison du positionnement de la terre et de mars l’une par rapport à l’autre. Un mauvais timing pourrait augmenter considérablement le coût de la mission, l’apport en carburant serait alors largement supérieur. Cette « fenêtre de lancement » pour Mars a lieu tous les 26 mois. La pauvre sonde Exomars, qui devait initialement être lancé en 2018, mais qui n’était ni prête à la fenêtre de lancement de 2018, ni a celle de 2020, voit son départ retardé de 4 ans.

Mars 2020 profite donc des conditions propices du 17 juillet au 5 août 2020 pour s’envoler depuis la base de lancement Cap Caraneval en Floride. Nous conterons d’abord sur l’étage de croisière qui apportera la marchandise proche de l’atmosphère de mars, le véhicule de rentré prendra alors le relais en effectuant la première phase de freinage après l’entrée dans l’atmosphère, vient ensuite l’étage de descente qui permet une pose en douceur pour la dernière partie, l’aéromobile lui même. Le transport de la bête ne prendra que… 8 mois ! En effet, l’atterrissage est prévu pour février 2021, il y a de quoi patienter !


Attention a l’atterissage !

Apres quelque mois de frisson à espérer que le transport se passe bien, il est désormais temps de se mordre encore plus les dents pour l’atterrissage, une étape extrêmement délicate qui est malheureusement peu gérable depuis la terre dû au temps de latence et au manque de précision du contrôle terrestre.

Zone d’atterrissage: le cratère Jezero ( photo ci-contre ) , un creux de 46km de large et de 250m de profondeur qui autrefois étais l’emplacement d’un lac alimenté par des précipitation neigeuse. Cet emplacement a été retenu parmi les 60 candidats pour deux raison:

  • Il a autrefois disposé d’eau, ce qui favorise la chance d’y trouvé de la vie
  • Il possède une diversité géologique qui augmente grandement l’intérêt de recherche.

Ce site n’est cependant pas le plus sur, en effet la zone est entouré d’obstacles. Des roches à l’est, une falaise a l’Ouest ainsi qu’un grand nombre de dépressions. Cependant les nouvelles technologies facilitant l’atterrissage ainsi que l’intérêt du site retournent la balance… et puis rien de mieux que du challenge !


Esperance, place au presentations.

Comme dit précédemment, le rover Esperance a été développé par Jet Propulsion Laboratory, un département de la NASA. Il dispose de la même architecture que son prédécesseur « Curiosity », un rover qui explore actuellement Mars depuis 2013. Sa charge utile est cependant différente, c’est à dire l’équipement qu’il embarquera avec lui. Il disposera d’un plus gros bras pour l’échantillonnage, un espace de stockage pour ces derniers ainsi que des appareils de mesure spécifiques aux objectifs. Des roues plus robuste dans le but de traverser des zones plus rocheuses seront également installé. En conséquence, le poids passe de 899kg pour Curiosity à 1050kg pour Esperance.

Malgré sont trajet jusqu’à Mars qui se fera à plusieurs km/s, l’astromobile ne fera que 150 mètres par heure ! Cela permet une économie d’énergie pour son générateur radio isotope. Son autonomie peu alors s’étendre à une année martienne ( 687 jours terrestres ).

Assez de bavardage, passons maintenant au concret, quel est le but de cette mission ? Et bien il y en a cinq, tous tout aussi important l’un que l’autre :

  • rechercher une trace de vie sur Mars en respectant la protection planétaire*.
  • Explorer l’environnement martien
  • Collecter des échantillons, Esperance dispose d’un espace de stockage pour y accueillir 43 échantillons de sol martien, appeler « carottes ». Le système de récupération et de stockages des carottes prend la moitié de la charge utile de l’astromobile.
  • Analyser les conditions martiennes pour de futurs missions habitées.

« La protection planétaire est un ensemble de recommandations (…) destinées à empêcher la contamination d’autres planètes par des micro-organismes terrestres » et vice versa . https://fr.wikipedia.org/wiki/Protection_plan%C3%A9taire


Les deux invités…

Lors d’excursions spatials, il est courant d’embarquer certaines expérience dans la sonde pour pouvoir expérimenter de nouvelles technologies. Le choix de ces appareils se fait à travers de profondes réflexions. Notre machine se verra donc embarquer des deux finaliste : MOXIE et l’hélicoptère MHS.

MOXIE

Cette petite boite qui vous voyez a gauche, pourrait en cas de réussite changer l’évolution humaine… rien que ça ! Cette appareil est embarqué dans cette mission dans le but d’essayer de produire de l’oxygène à partir du CO2 omniprésent dans l’atmosphère martienne. Cela permettrait au futurs astronautes de pouvoir recharger leur oxygène sur Mars et ainsi de diminuer grandement l’espace et les frais de stockages d’oxygènes dans la navette. Un jour peut être, cet appareil nous permettra de recycler cette atmosphère pour l’instant irrespirable !

L’helicoptere MHS

D’une masse de 1.8kg et du diamètre d’une pizza, ce drone sera installé dans Esperance pour effectuer des vols directement sur Mars ! En effet, quelques vols de 90 secondes maximum permettrons d’avoir des clichés extrêmement détaillés de ces paysages rouges !

Laissez moi vous préciser qu’un drone du magasin du coin , et même un hélicoptère de l’armée serait incapable d’effectuer un vol comme le fait celui-la ! En effet la rotation des hélices de cet appareil est égale a dix fois celle d’un hélicoptère terrestre militaire. Cette petite merveille se verra malheureusement abandonné sur mars après avoir remplis ses objectifs.


Retour à la maison ?

Malgré l’importante place que prend le système d’échantillons , le retour n’est malheureusement pas certain. En effet, nous ne sommes sur de rien, cela dépend de beaucoup de paramètres ! Peut être n’y aura t il pas de résultats convaincants. Les coûts d’une telle opération dépasseraient les 3 milliards de dollars, ce qui n’est pas offert à tout le monde ! Quoi qu’il en soi, il reste au moins 3 ans au gouvernement pour prendre cette décision. Bien qu’il est difficile de réunir une telle somme, laisser une possible preuve de vie extraterrestre pourrir sur Mars serait extrêmement frustrant.

Cher(e)s lecteur/lectrice , il ne reste désormais plus qu’à attendre les avancées du projet, suivre le décollage et mises à jour de l’opération. Ce lancement révolutionneras possiblement le monde scientifique.

Profitez du ciel,

Paul Muraille


* Toutes les images présentées dans cette article ont été reprise du site de la Nasa dédié a Mars : https://mars.nasa.gov/mars2020/

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